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Le mythe Océanien


La Tahitienne, selon James Morrison. James Morrison, second maître à bord de la "Bounty", faisait partie des mutins qui ont séjourné deux années d'affilée à Tahiti. Une période qui se situe après que la mutinerie eut éclaté à bord et lorsqu'il fut mis aux arrêts par les Anglais dépêchés à Tahiti pour ramener les mutins et les faire juger en Angleterre. Il est de ceux qui n'ont pas suivi le capitaine Christian Fletcher parti se cacher dans une île inconnue, Pitcairn. On peut affirmer qu'il est le premier Européen à avoir longuement vécu auprès des Tahitiens, deux ans. Ainsi, a-t-il consigné leur mode de vie avec la sensibilité d'une personne attachée à bien recadrer ce qui a été écrit à propos des Tahitiens de manière beaucoup plus juste par rapport à ceux qui n'ont passé qu'un séjour de quelques semaines, voire de quelques jours seulement. Suite à la complexité du procès dont il sort innocenté, son journal sera publié, partiellement tronqué. En 1935, son manuscrit sera enfin intégralement édité. Tout le monde s'accorde à dire que ce document est, à ce jour, le reflet le plus fidèle connu sur la manière de vivre des Tahitiens avant l'arrivée des Blancs. Intitulé "Journal de James Morrison second maître à bord de la Bounty", ce document fort intéressant nous apporte un éclairage déterminant sur la société tahitienne, notamment en ce qui concerne la femme tahitienne. "Les femmes ne sont jamais sacrifiées, ni leurs serviteurs et elles ne sont jamais autorisées à assister ou à partager où à participer à une fête sur le marae. Elles ne peuvent pas non plus manger la nourriture qui a été touchée par une personne sacrée, même s'il s'agit de leur mari. Les hommes et les femmes mangent séparément et pour cette raison une famille a généralement deux maisons sauf dans le cas où l'homme décide d'habiter dans la maison de sa femme, et alors chacun mange dans son coin. Les enfants prennent leur repas avec leur mère jusqu'à la levée des restrictions, mais cette dernière ne peut toucher à la nourriture des enfants ; lorsque la nourriture des enfants est amenée à la maison, elle ne doit pas utiliser la même entrée que la nourriture de la mère ; lorsqu'ils voyagent, les provisions de l'homme et de la femme doivent être dans des pirogues distinctes, les enfants pouvant utiliser les unes ou les autres.
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